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Accueil > Histoire > Manger en 14

 

Manger en temps de guerre

 

La population

 

Un soldat originaire d'Australie de la région des Nouvelles-Galles du Sud, cantonné avec son bataillon pendant 6 semaines à Vignacourt précise dans une lettre de 1918 :
"......C'est un déchirement de voir la population civile. Ils ont traversés une période trés éprouvante ces 4 dernières années et vous pouvez voir la famine sur leur visage..... ".

Restrictions et rationnement se font sentir dès le début de la guerre pour les civiles.

 

Rutabagas et topinambours sont liés à la seconde guerre mondiale pour les civils ayant connus cette période. Ces légumes de substitution font une timide réapparition sur les étals des marchés et dans les cuisines des jeunes chefs depuis quelques années.

 

Les militaires

Les soldats ont connu aussi les rations alimentaires. Les repas chauds n'étaient pas habituels dans les tranchées, pas plus que les denrées en état de fraicheur. L' état des légumes était également décrit par les soldats français.

Les soldats mangeaient assez régulièrement, une nourriture plus ou moins variée : pommes de terre, haricots, pain et viande en boite, quelques fois de la soupe quand il était possible de faire chauffer les aliments. Pour les cuisiniers militaires, la difficulté était d'approvisionner l'ensemble de l'unité, en grande quantité, parfois au péril de leur vie. La nourriture était achetée près du cantonnement ou à quelques kilomètres de là et elle pouvait être transportée par rail ou par voiture, après la négociation du prix sur site.

Le menu de Noël du 29ème bataillon Australien ci-dessous, nous donne une idée des ingrédients disponibles durant cette période spéciale de Noël.

 

menu

Crédits : Robert Edward CHARLES et Mme Sally BERTRAM.

 

SOUPES:

VIANDES:

LEGUMES:

DESSERTS:

 

Le restaurant Godbert à Amiens :

"Les salons Godbert" était un restaurant renommé à Amiens durant la guerre. De hautes personnalités sont venus dans ce lieu, l'emplacement actuel de la comédie de Picardie (Maire, Maréchal Foch, President, Prince, chanteuse comme Edith Piaf) mais il était aussi fréquenté par les officiers.

Les recettes picardes ou françaises étaient servis, par exemple : Les "Ficelles Picardes" crêpes contenant une duxelle de champignons, le pâté de canard, le filet de sole, le poulet de Bresse, le soufflé à la liqueur.

Les marchés maraîchers d'Amiens appelés "Hortillonnages", près de la Somme, non loin du restaurant, permettaient de fournir des bons légumes. Les femmes ont continuées à cultiver ces jardins durant la guerre quand cela était possible.

 

Les boissons :

Le thé permettait d'améliorer le goût de l'eau. Il était inclus dans la ration des soldats alliés, le café et un peu de vin pour les soldats français. Bières et alcool étaient approvisionnés dans le stock des bataillons.

Le soir les cafés étaient fréquentés par les soldats à Vignacourt. Encore aujourd'hui, nous pouvons voir dans quelques maisons traditionnelles picardes la jarre S.R.D. Le sigle S.R.D. signifie Service de Rhum dilué. Elles étaient produites par Pearson & Co, The Potteries, Whittington Moor, Chesterfield au Royaume-uni.

Rum Jar

Une jarre de Pearson & CO